Bonjour !

Séléné la gribouilleuse vous salue...

Ou Céline Carpentier, pour ceux qui n'aiment pas mon pseudo...

Née en Côte d'Or avec des racines profondément ancrées en Côte d'Opale et des rêves dans le vent qui souffle sans trop se soucier d'où il se trouve. L'air est sans doute mon élément préféré... Quel plaisir, le vent ! Je dois être idiote de lui laisser m'emmêler les cheveux... Un jour, faudra les couper. Mais ce jour-là, j'aurai froid au cou en hiver. Je déteste quand on patauge dans la gadoue salée de la neige fondue... Je déteste aussi quand le soleil vous fait éclater la cafetière avec ou sans chapeau. Qu'on se le dise : la sélénite n'est pas une créature des températures extrêmes. Elle préfère les mi-saisons... Il faut dire qu'en Bourgogne, on est gâtés, côté extrêmes. Ca monte facilement très fort et ça descend facilement beaucoup aussi. Je devrais être habituée, puisque j'ai grandi ici... Mais non. Et puis, mon appart' (mon studio) est très mal situé ! Fenêtre plein sud... Excellent pour avoir de la lumière en hiver, je veux bien... Mais en été, quelle chaleur ! Alors je fourre ma planche et ma trousse dans ma besace et je vais voir ailleurs si j'y suis.

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Côté dessin (comme côté texte, d'ailleurs), j'ai le méga-défaut de vouloir en faire trop. Les idées se bousculent, alors je les lance... Et au final, bien peu aboutiront. Pendant longtemps j'ai été persuadée que j'arriverais, tôt ou tard, à tout gérer. En fait, il faut faire un tri sévère et ne pas se laisser embarquer dans toutes les directions. C'est dur, c'est ch..., c'est triste comme un vieux mur gris... Mais c'est comme ça. Pour réussir quelques dessins, il faut renoncer à poser sur le papier cet éclatement d'image qui jaillit parfois sur ma page blanche.

Bizarrement, quand je dessine, je ne sais pas toujours ce qui va sortir. J'ai peut-être une idée en tête, ou peut-être pas. Ce qui sort d'abord, ce sont des lignes, et elles jaillissent un peu toutes seules de la planche. Appelez-ça de l'instinct, ou de l'inspiration, si vous voulez... Puis elles s'animent, se mettent à vivre et là, je prends le contrôle. Du moins, pour la phase "HB", car quand l'encre arrive... C'est plus difficile à expliquer. Pas vraiment de la technique pure, encore moins de l'imagination... Les pratiquants du zen comprendront peut-être si je dis "devenir le crayon". Il y a sûrement beaucoup d'instinct, à cette étape, et à coup sûr une grande importance du contrôle de la respiration (ne surtout pas encrer avec un rhume!!!). En tous cas, c'est une phase assez éprouvante. Pour les yeux, pour les doigts... D'où l'intérêt d'alterner le HB et l'encre, voire d'alterner les dessins.

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Je suis épileptique. La technique du dessin au trait m'a aidée, d'une certaine manière... C'est éprouvant, quand j'en fais trop longtemps, mais cela exige du poignet qu'il ne souffre d'aucun tremblement, même infime. J'ai appris à déceler les micro-crispations de ma main à un stade où il ne me serait jamais venu à l'idée d'aller les guetter. Même dans d'autres occupations (courir après le bus), ça peut être très utile !

Je dis plus haut que les idées, pour le dessin, sont assez instinctives... Quand j'écris c'est différent. J'ai une idée de départ précise. Elle peut se manifester par une image, ou bien une situation... Mais c'est ensuite que l'instinct prend le relai... Ou pas, et dans ce second cas le texte tombe dans les brouillons avortés. Le début est toujours commandé par une idée point-de-départ. Bien souvent, je garde l'idée en tête très longtemps. Je la laisse mijoter... J'y rajoute des ingrédients...

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Le fait que mes textes partent d'une idée et mes dessins plutôt d'une sensation générale n'empêche pas que mes dessins peuvent être à l'origine d'un texte et mes textes à l'origine d'un dessin ! Du moment que je suis dans une ambiance, n'est-ce pas... Même chose quand je fais une recherche sur un point de mythologie.

Je dessine aussi beaucoup en musique. Un excellent moyen de guider l'inspiration.

Vous trouverez, en fouinant sur mon espace Web (le meilleur moyen de ne pas s'y perdre trop c'est de passer par le site) une BD faite d'après une chanson. Le commanditaire a dû renoncer à éditer cause finances. A suivre...

 

Pourquoi "gribouilleuse" ?

D'après le dictionnaire en ligne "linternaute" gribouiller serait l'action de faire des gribouillis. D'après le Wiktionnaire, un gribouillis est le résultat du gribouillage qui lui-même est l'action de gribouiller ou le résultat de cette action (registre du vocabulaire familier). C'est aussi, toujours selon le Wiktionnaire, une écriture mal formée, ou un mauvais dessin. Cependant, en psychologie, le gribouillis prend un tout autre sens. Wikipédia indique = "une activité graphique « libre » plus ou moins automatique ou non maitrisée et consistant en tout tracé effectué par un individu, de l'enfant à l'adulte sur n'importe quelle surface. En 2010, le mode le plus fréquent de cette activité se manifeste avec un crayon et un papier." (ICI sur psychologie.com).

Le dessin, c'est toujours ce qui vient après. C'est un peu le point final. Quand le gribouillage est fait avec des mots, c'est pareil : le texte ne se présente, fini, affiné, fignolé, qu'après réflexion, relecture, correction... Quand on en arrive là, c'est fini, c'est bon à mettre en vitrine... D'une certaine façon, c'est ça devient même un peu mort. Mais avant a, il y a quelque chose d'infiniment mouvant et incertain. Quelque chose qui, parfois, part dans une direction et arrive totalement à l'opposé. Il y a le gribouillage.

 

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Les images cartographiques présentées sur cette page sont issues, vous l'aurez compris, de Google Earth.

La 2° et la 3° sont centrées sur les deux régions entre lesquelles j'oscille : la Côte d'Opale (ma famille est originaire de là bas, pays des flobarts, du cerf-volant acrobatique et du tunnel sous la Manche), et la Côte d'Or (j'habite Dijon, cité des fêtes de la vigne et du Chanoine Felix Kir, cerclée de forêts qui n'ont, certes, rien à envier au Val-sans-Retour ).

Pour que le tableau soit complet : un peu de Belgique dans ma généalogie, et l'esprit un peu partout où le vent veut bien souffler.