vendredi 21 novembre 2008
Scrogneugneu...
J'suis triste.
Je sais pas pourquoi.
Pas de raison d'être triste.
Triste quand même.
L'impression bizarre d'avoir quelque chose de très lourd sur le coeur.
Quand je me mets à ma planche à dessin ça va mieux. Je me fonds dans le trait que je cherche à obtenir et j'oublie ce poids sur ma poitrine. Quand j'arrête, ça revient.
Alors le mieux que j'aie à faire, je crois, c'est de me remettre au boulot...
J'aurais peut-être dû sortir, ce soir. Y'avait une pièce qui avait l'air sympa, au Bistrot de la Scène. Mais pas le moral, justement, j'ai pas eu envie. Et pis, après être allée au marché, ce matin, j'ai mis des heures à me réchauffer. Ca donne pas envie de sortir le soir, surtou qu'il doit neiger demain, qu'y paraît...
J'suis qu'une fichue ronchon.
Et pis c'est tout.
mercredi 5 novembre 2008
. Quelque chose dans mon coeur ...
Non.
Ca ne fait pas du bien, une coupure comme celle-là, finalement.
Au début, C'est l'impression que ça donne, et puis, ça devient l'occasion de sentir remonter des paquets de larmes, comme une marée d'acide qui me rongerait le ventre.
Et quand ça arrive, plus qu'une envie: c'est qu'arrive enfin la fin de cette torture dont personne ne semble se rendre compte alors que ça se passe tellement au milieu de proche qu'il n'y a même pas moyen de voler une heure à s'isoler pour méditer.
En une semaine je viens de connaitre les deux extrêmes.
D'un côté, ce que j'ai voulu faire parce que j'avais besoin de reprendre pied, de respirer un peu. De l'autre, la plongée en eau tourbillonnante.
Me voilà rentrée chez moi.
Dans la boite aux lettres, un des prospectus était remplis de bébés. Hier, ou même ce matin, ça m'aurait fait fodre en larmes? Là, non? J'ai souri et je l'ai feuilleté. Ca me fait gros, mais c'est comme ça. Un jour, peut-être... Un jour...
L'espoir fait vivre.
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