J'attendais les retours de bétalecture pour un de mes textes quand j'ai début ceci.

Ce dessin est un exercice de style à deux niveaux.

> décor & costumes d'époque "entre deux guerres", période de l'Art Déco et des femmes garçonnes.

> effets de profondeur avec des lignes droites et non courbes.

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J'emploie beaucoup plus les lignes courbes pour bâtir l'architecture du dessins, parc que j'aime leur souplesse qui devient facilement expressive. On  pourrait croire que c'est pour ne pas avoir à sortir la règle, mais non. Car je n'emploie cet instrument que pour vérifier les lignes avant encrage.

Cette fois-ci, les stars seront rectilignes... ou supposées telles, car sur d'autres dessins récents, les droites se courbent.

Petit-train

 Il y a tout de même des lignes courbes, et qui occupent une place assez grande dans la disposition générale.

Elles font contraste avec les lignes de la plinthe et de la fenêtre.

Et se renvoient entre elles sans être concentriques.

Pour avouer : je n'aurais pas placé deux formes elliptiques si j'avais su me décider plus vite à propos du petit train. Devait-il circuler sur le bord du tapis ou au milieu ? 

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 Pour la plinthe, c'est différent. Je voulais des lignes droites bien évidentes, mais ne parvenais pas à les mettre en valeur. Du coup, au lieu d'un simple angle de mur... je me suis souvenue qu'en bas de portes et autour des portes, il y a une petite planche qui court. Eurêka !

En général, ce genre de petites choses architecturales me fait plutôt qui compliquer le dessin. Ce coup-ci, ça m'a sauvée.

Il faut dire que justement, je cherchais à me compliquer la vie. 

Le costume féminin longiligne de l'époque entre étrangement en coincidence avec le décor. Pourtant quand on nous explique cette époque, on ne nous donne pas les mêmes raisons pour les deux.

Avant la 1° guerre mondiale, il y avait déjà un effet de raidissement de la silhouette. Sans réduction de longeur mais quand même. Vers 1910, les robes avaient perdu en relief et gagné en plis droits. 

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kilk-textes-porte

La scène est inspirée d'un de mes textes, mais n'en fait pas partie.
Elle serait à placer une dizaine d'années avant le début du roman. Le petit garçon en est le héros. Le roman comporte beaucoup de passages en souvenirs.

Sur la vignette ci-contre, le même devenu grand.

 

Et le roman ? 

 

Après plusieurs très longues années 
d'alternance entre écriture,
doutes, réflexions, effaçages... 
il est depuis peu terminé, 
bétalu, corrigé, finalisé.

Même pas gros, le bébé !
Environ 60.000 mots, c'est à dire un livre d'à peu près 170 pages.

Son grand frère (commencé après lui et fini avant) fait plus du double,
et le petit frère (pas encore bétalu), atteindra au moins le triple.