Atelier d'une gribouilleuse

Croquons la lune à pleines dents: elle repousse toujours. / esquisses, dessins, encrages, la vie quotidienne de mes crayons et pinceaux, quoi...

samedi 21 novembre 2009

Le papillon

Celui-là, je l'ai beaucoup soigné...

C'était, cet été, celui que je bichonnais comme j'aurais bichonné mon pied de verveine.

Et une fois qu'il a été fini, j'ai oublié de le scanner...

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jeudi 19 novembre 2009

Le blog-boutique

J'ai fondé récemment un blog de plus (encore un!)

Celui-là n'est pas vraiment à but de présentation créative.

C'est le blog-boutique.

A cette heure, il présente assez peu de choses.

Mais assez pour vous offrir, si ça vous chante, des cartes postales ou des repro-photos de mes dessins.

Je travaille à des cadres, pour lesdites repro-photo, mais pour le moment,

ils ne sont que sur ma table de travail !

Je les y présenterai aussi.

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mercredi 18 novembre 2009

Boum ...

Ca fait comme un gros "boum" sur ma caboche.

Je me sens à la fois libérée et désemparée.

Je ne pense pas avoir fait le mauvais choix. C'est dur, mais fallait le faire.

C'était devenu trop dur. Trop difficile. Trop épuisant.

J'ai un peu peur de l'avenir. Ca avait pris une telle place dans ma vie !

Depuis avril dernier, j'étais modo sur un forum. Bénévolat, mais prenant. Très prenant, parfois. J'ai démissionné ce matin. J'en avais parlé, par MP, avec l'administrateur, hier. Il a très bien compris. D'ailleurs, lui aussi est fatigué.

Me voici redevenue un petit grain de poussière de lune, libre, tranquille,

égoïstement solitaire entre les branches des arbres,

embrassant les vents qui sont sur la terre.

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dimanche 15 novembre 2009

Paru dans Keltia

Il s'agissait d'illustrer mon conte "Keu, fils de Keu", une histoire toute bête (?) de guerrier-chien...

Avec le sentiment de choisir vraiment la solution de facilité, j'ai gribouillé ceci, c'est à dire la scène finale (ou presque, parce qu'en fait, Keu n'a plus d'épée et son bouclier est cassé à la fin, mais après tout, rien ne dit qu'avant d'en arriver là, il ne s'est pas battu un moment avec une épée brisée et son bouclier faisant le reste du travail...

Donc, j'ai dressé le portrait de mon petit Keu peu de temps avant que sa folie guerrière ne le prenne...

Une gentille bouille de gamin à peine sorti de l'enfance, je lui voulais.

Gentille bouille, c'est vite dit... mais sitôt qu'on y rajoute des peintures de guerre, ça devient déjà moins gentil, un visage, même tout mignon, tout gentil... Et si en plus il fait la grimace pour montrer ses crocs, ça ne le rend pas plus sympathique ni plus mignon. Il a fallu ruser en forçant sur ses grands yeux et sur son petit nez retroussé.

En même temps, ces yeux, ils ont un regard trop large et trop fixe où on sent déjà naître le déchainement de fureur qui va bientôt s'emparer de lui.

Les jambes et la cape sont remplies de traits raides et noirs. On doit pouvoir sentir la force du personnage.

Le phylactère, au-dessus, indique que cet enfant est en train d'entrer dans la sphère de la légende.

La silhouette de tête canine se rapporte à son âme de guerrier.

Le cadavre au sol est celui d'un guerrier adulte et portant armure. Keu, lui, se bat avec seulement une épée (cassée), un bouclier, des bracelets et une cape de fourrure. Sa protection corporelle est limitée. Il est aussi beaucoup plus jeune.

La trichromie a été réalisée en deux temps.

D'abord au café, avec selon les endroits, un nombre variable de passages de pinceau, puis après séchage complet et bien vérifié, encre rouge.

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dimanche 8 novembre 2009

batteur

Le gros problème, ici, et ça s'est manifesté dès le départ, ça a été les gambettes...

Déjà au tout départ, avant que je rajoute la fille à la guitare et le gamin au chapeau, y'avait bien plus de jambes sur ce dessin qu'il n'en faut à un musicien honnête. A croire que j'avais embauché un poulpe mutant comme modèle !

Mais comme je bosse sans modèle, la seule coupable, c'est moi. Y'a vraiment des jours, on se demande si je sais compter, hein ?

Pour ne rien arranger, comme mon musicien s'emmerdait un peu, tout seul, j'ai fait venir sa petite famille. Et le voilà avec sa copine en train de faire éclater les amplis d'une pauv' guitare électrique qui lui a rien fait et peut-être les tympans des gens trop près des baffles en prime. Et comme elle est pas bien grosse, pour faire le poids, je vous rajoute le gamin, nez dépassant du capiau paternel et laissant prévoir une relève assurée.

Nan mais...

Sur ce dessin-là, je crois qu'il faut que je passe au travail à l'encre. Au point où j'en suis, c'est devenu impossible d'y voir plus clair à coups de crayons HB !

Pourtant, y'a encore beaucoup de "flous"... Mais faudra les préciser plus tard. Quand les grandes lignes, fixées en noir net, ressortiront bien.

J'vais vous dire...

Cette série sur la musique, elle est assez marrante à faire !

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mardi 3 novembre 2009

Décrochage

J'ai été décrocher l'expo aujourd'hui.

Moins de 20 minutes, ça m'a pris... Suis ensuite rentrée, parapluie en main parce que décidément, il ne faisait pas bien beau.

Un temps à se méfier parce qu'il ne faudrait pas mouiller le papier, quoi...

Je n'ai toujours pas scanné la 4° démo de calame... Je la regardais tout à l'heure. Faudra que je m'occupppe d'elle, quand même. Gommage des traits. Passage au scann'. Upload. Je laisse cet article sans image... Je la mettrai ici.

Hier soir et cet après-midi, à la lumière électrique et trop jaune pour des travaux plus délicas, j'ai commencé à peindre des cadres à vendre avec des reproductions de mes dessins. Faudra désormais que je trouve à avoir des stands ici ou là. Sans voiture, ça ne sera pas facile... Je retombe toujours sur ce problème-là !

Enfin... On verra !

Pour le moment... Expo aux 3-coups terminée !

Encore merci Vincent...

Prochaine expo ? Elle sera annoncée ici, et peut-être (si je suis ordonnée et surtout si j'ai le temps) sur le calendrier du site.

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lundi 2 novembre 2009

Travaux de peinture

J'avais ça en tête depuis plusieurs jours. Aujourd'hui, décidé dès le matin (et pas de bol, quand je me suis mise en route, y'a commencé à faire un peu de lumière que j'aurais pu employer, bon, tant pis!), je suis allée à IKEA chercher des cadres à personnaliser afin de les vendre avec des reproductions de mes dessins dedans.

Mis à part l'enfer que représente ce magasin, surtout en ce moment où tout un tas de gens viennent en famille, je suis assez contente de ce que j'ai trouvé. C'est du "madinchina" bien entendu... Faut pas demander aux produits bon marché d'être fabriqués ailleurs, de nos jours !

Mais bon... J'ai guère les moyens de me montrer trop délicate. Donc, tant pis.

Ayant dégagé un peu de place pour travailler à ça, j'ai commencé à faire la couleur de fond de deux de ces cadres. Je suis un peu inquiète. J'aime pas des masses la peinture, et s'agit pas de faier du gâchis ! Encore moins de faire des modèles invendables...

Commencé à bosser, hier dimanche, sur le "bullage" du 2° épisode de "Nestor". Ca sera plus rapide que sur le premier. Y'a bien un quart des pages où rien ne se dit (sur certaines pas, pas une seule bulle!). Les cases, par contre, vont être assez dure à graphier. Elles ont des formes... Peu classiques.

Nez un peu bouché d'asthme, respiration vaguement siflante, mal aux yeux... Ce soir, avant que ça s'aggrave, c'est eucalyptus !

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dimanche 1 novembre 2009

La fenêtre en damier

Cette fenêtre à petits carreaux, c'est un de ces damiers que j'aime bien placer dans le décor parce que la vie est un immense jeu de dames ou d'echecs.

Surtout dans mes BD...

Il a un peu une tête de chien battu, ici, Nestor. Ca vient de ce qu'il n'est pas trop en train de gagner la partie. Y'a des moments comme ça.

Est-ce qu'on se bricole du mauvais karma en faisant avoir des emmerdes à des personnages de BD (pour les en sortir ensuite, notez!) ? Si c'est le cas, alors j'ai du souci à me faire, moi... Et les tuiles risquent de continuer à me tomber dessus encore longtemps !

Y'a intérêt à ce que ça soit pas le cas et à ce qu'un peu de repos et de réorganisation suffise à remettre mes problèmes à leur place.

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vendredi 30 octobre 2009

. Le Porteur

Le métier de porteur d'enfant ne vaut guère mieux que celui de mendiant, pourtant, l'ayant exercé pendant plus de six ans, Pierre pouvait avec une satisfaction non dénuée d'une certaine fierté, compter les piécettes qu'il avait accumulées patiemment et se dire que dans quelques temps, il pourrait s'acheter un étal et des bimbeloteries à vendre sur le Pont-Neuf.

En fait, il n'était pas sûr de vouloir si vite que ça se retrouver toute l'année dans la cohue des badauds et la puanteur des carrosses, mais à la longue, Mariette allait finir par se lasser de l'attendre. Si encore, à son arrivée à Paris, son premier soin avait été de la voir ? Mais Pierre s'était donné dans son travail quelques règles, qui lui avaient permis d'en vivre bien mieux que n'en vivent les autres personnes le pratiquant, et il entendait ne jamais en déroger.

La première de ces règles était qu'arrivant en un lieu, il devait, avant tout autre chose, se rendre à l'église, et si c'était possible, il s'arrangeait pour arriver à l'heure de la messe. Cela lui permettait de converser avec le curé du lieu, et de lui demander de bénir son voyage. Au besoin, il lui faisait ondoyer les enfants, s'il était incertain qu'ils arrivent à bon port. Il lui demandait ensuite où passer la nuit. Il était alors deux possibilités : ou bien le curé le conviait à venir à la cure, ou bien une brave vieille passant par là proposait son hospitalité. Quand il avait réussi à arriver à l'heure de la messe, c'était encore mieux, car tout en faisant mine de ne pas se soucier de l'attention concentrée sur lui, et sur les marmots dont il prenait grand soin, il faisait son choix, et à la sortie, il se faisait inviter par une fermière compatissante et pas trop miséreuse.

Il se portait, en général toujours mieux de dormir dans la grange d'un fermier que dans une cure. La conversation des prêtres, surtout autour d'un repas, lui pesait toujours sur l'estomac.

Pierre avait, pour bien mener le métier qu'il avait, non pas vraiment choisi de faire, mais choisi de continuer, un atout que fort peu de ses confrères avaient : il avait de l'instruction. Beaucoup d'instruction. Certes, il n'était que fils de servante, mais il avait grandi avec les enfants de la maison et suivi avec eux les leçons de leur précepteur. Pourquoi lui, alors que les autres enfants de serviteurs n'y avaient pas droit ? Peut-être par le caprice d'un des garçons, qui tout petit, boudait atrocement dès lors qu'on le privait de « son valet personnel », si bien que la chose avait fini par amuser les parents. Peut-être... En tous cas, grâce à ça, Pierre avait appris bien des choses qui lui permettaient de converser avec des gens de bonne éducation, et d'éveiller leur sympathie.

Les gens de bonne éducation ont souvent bourse plus pleine que les paysans, mais mieux fermée. Pierre savait la leur faire délier. D'ailleurs, comment n'auraient-ils pas eu sympathie pour ce brave homme si dévoué aux petits enfants orphelins et malades qu'on lui avait confié de porter à Hotel-Dieu de Paris ? Il eut fallu être sans-coeur pour ne pas s'attendrir devant le dévouement de cet homme !

Porteur d'enfant, c'est un métier de miséreux. Il n'y a que les crève-la-faim pour le faire. Pierre mourrait de faim, le soir d'hiver où, après lui avoir fait l'aumône d'un repas même pas chaud, le bedeau d'une église, en lui montrant une hotte , lui a demandé de la porter, le lendemain, à Paris. Deux jours de marche, s'il ne neigeait pas. Pierre avait cru que l'homme se moquait de lui, mais il ne se moquait pas, et il n'avait pas encore tout dit. Il n'avait pas dit que, pour son voyage, il ne serait payé qu'en arrivant et au nombre des enfants arrivés en vie. Pierre, en voyant les enfants, avait grimacé et s'était dit qu'il avait intérêt à marcher vite. Avant même de s'être mis en marche, il avait compris qu'il pourrait toujours ajouter un bonus à son voyage avec un ou deux enfants trouvés des ruelles parisiennes. Il ne s'en était pas privé, et cela aussi, s'était devenu une règle, pour lui : faire le tour des parvis et des ruelles où les filles-mères abandonnent leurs enfants.

A l'occasion, il lui était arrivé, même, d'amener à l'Hôtel-Dieu des enfants ayant perdu leurs parents, tout simplement. Certains, assez grands pour marcher. Il fallait, alors, coordonner la troupe, lors des arrivées dans les villages et des passages dans les églises. Il n'avait pas vraiment le don pour discipliner tout ce petit monde... Mais en général, ça se passait bien.

Quand il était enfant, sa mère racontait à Pierre des histoires de bohémien qui vole les enfants, ou pire encore, de monstre qui vient les dévorer. Il en riait, à présent... Pourtant, certains soirs, quand il voyait son ombre sur le chemin, il avait l'impression d'en faire la rencontre... Mais ça n'était que son ombre. Alors il pensait à Mariette, aux pièces dans sa bourse, à celles enterrées sous un arbre pas loin des remparts, et il entonnait une chanson pour les enfants.

Mais ce soir-là, ce n'est pas son ombre qui l'effraya. Là, devant lui, juste devant, il y avait une petite fille qui pleurait en serrant une poupée de chiffon. Toute petite. Pas plus de trois ans. Pâle comme un linge. Elle était adossée au parapet d'un petit pont.

 

Il n'était pas habitué à faire du sentiment, même s'il savait à merveille en donner l'illusion. Il savait trop bien la fragilité de ces petits êtres, et de toutes façons, il savait bien que, pour ceux qui auraient la chance de survivre, il ne lui serait pas donné de les revoir un jour. A quoi bon, donc, s'attacher à eux ? Ils avaient la valeur que l'Hotel-Dieu accordait à leur vie et c'était tout, et pour cela, Pierre était habitué à défendre son précieux chargement contre tout ce qui pourrait l'endommager.

Il ne savait pas bien, au juste, ce qu'il y avait d'effrayant ou de menaçant dans cette enfant, mais, confusément, il devinait quelque chose de « pas normal ». La raison lui démontrant que rien, absolument, ne pouvait justifier qu'il passe sans s'inquiéter du sort de cette enfant trop jeune pour rester seule, il écarta cette peur comme indigne d'un homme instruit des belles choses de ce siècle dénué de superstitions, où il avait la chance de vivre. N'avait-il pas, la veille, été reçu à la table d'un gentilhomme campagnard qui lui avait longuement parlé des expérimentations dernières faites sur le chariot à vapeur ? Non, décidément, il n'y avait plus place, dans ce monde, pour les peurs irraisonnées. D'aillleurs, Mariette méritait mieux qu'un lâche capable d'avoir peur d'une petite fille.

Pierre s'arrêta, se pencha sur l'enfant. Sûrement, ça devait être une petite du village voisin. Il y était presque. C'était juste de l'autre côté.

Il la souleva de terre, s'étonnant de la trouver si lourde, et pour ne pas la lâcher, la serra plus fort. C'est alors que des griffes acérées déchirèrent sa poitrine et que des dents effilées se plantèrent dans son cou.

Illustration réalisée pour le conte qui (en fait!) fait suite (ou début?) à celui-ci...

L'illustration de ce conte-ci n'étant pas encore réalisée !

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Découvrez Gerry Rafferty!

billet d'avion

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Tuiles

En ce moment, j'accumule les tuiles et les pépins.

Du coup, excusez-moi si je n'ai pas encore scanné le quatrième dessin au calame...  Faut dire, aussi, que les démonstrations elles non plus n'ont pas été un grand succès. Ni le livre d'or de l'exposition, d'ailleurs.

Mais à côté des trucs qui me tombent dessus l'un après l'autre, c'est de la peccadille. Ca pourrait m'encourrager un peu, disons.. Mais c'est pas bien grave.

Inutile que je m'étende sur mes emmerdes. Vous avez les vôtres. Les miens ne vous intéressent pas, et moi, ça ne me servira à rien de pleure-nicher. Le truc, c'est que je commence à me demander si je vais trouver longtemps la force de me battre.

Et pourtant, baisser les bras, perdre le moral, il n'en est pas question. C'est ce que j'ai de plus précieux. Mon seul outil indispensable, pour vivre, travailler, exister.

Ca, c'est un dessin de la série "musique.

J'ai beaucoup hésité sur le décor où le placer, ce joueur d'harmonica. Ca sera une vieille façade avec peut-être un peu de lierre et une de ces lanternes en verre que j'adore.

Le gros chat, par contre, dès le début, j'avais décidé de sa présence et je n'ai pas pensé un instant le retirer.

Posté par SeleneC à 19:32 - Reflexions en pagaille - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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